À propos

Notre rôle

Le projet contribuera à l’accessibilité et à la mobilisation des connaissances des chercheures et des gens d’affaires et de l’industrie en permettant :

  1. de disséminer les connaissances et l’expérience accumulée par les chercheures ;
  2. de renforcer, par la création d’un groupe LinkedIn, la capacité de l’industrie de trouver des partenaires chercheures, susceptibles de compléter leurs efforts de R/D ;
  3. d’accroître l’accessibilité de l’information aux chercheures désireuses de commercialiser leur invention ;
  4. d’éclairer, à terme, le débat public sur la relation entre l’université et l’entreprise.

En effet, MITACS répond partiellement à ces besoins dans le cas de problème ponctuel précis, mais non pour faciliter la création de startups. Des bureaux universitaires de transfert de technologie (BUTT) ont été créés à cette fin.

Ces bureaux soutiennent plutôt la création de spin-off que de spin-out car la propriété intellectuelle appartient en partie à l’université et visent la maximisation des revenus. Ils se concentrent sur le brevetage, la formalisation du partage des revenus et divers aspects légaux. Ces bureaux ne tendent pas à augmenter le nombre de brevets obtenus ou de spin-offs crées par année. Certains entrepreneurs affirment que les compétences techniques des bureaux de transfert de technologie auraient des lacunes en marketing et qualifient la négociation avec ceux-ci de « terrible » et « très lente ». Enfin les BUTT travaillent de façon restreinte à une seule université. Notre projet s’attaque à cette lacune de la tour d’ivoire et du travail en silos en proposant une communauté pluriuniversitaire.

Les bureaux de transferts n’étendent généralement pas leur effort au groupe des chercheures indécises.  Ils interviennent lorsque la personne est prête à passer à l’acte. Or l’intérêt pour la création d’une startup peut facilement être découragé par des problèmes liés à la différence culturelle entre les milieux universitaire et industriel.

D’où l’intérêt de la mise en œuvre d’une communauté de pratique qui permettra d’apprivoiser les chercheures à l’idée plus adéquatement qu’une campagne publicitaire ou une sollicitation directe par des gens d’affaires, car un réseau de pairs est moins intimidant qu’une approche frontale pour évaluer un projet d’entrepreneuriat.

Les étapes de mise en oeuvre

La première étape de la mise en œuvre sera la constitution d’un noyau de championnes, qui constituera le groupe noyau de la communauté. À partir de ce noyau, nous mettrons en place l’analyse des besoins, le recrutement, la configuration de la communauté.

L’évolution graduelle vers la maturité et prise en charge de la communauté par elle-même ne se fera pas sans effort des membres de notre projet. Il faudra un soutien, de l’animation, tout au long du projet. C’est par notre blogue et notre forum que cette mobilisation sera le plus visible.

Au fur et à mesure de son développement, la communauté élargira son bassin de membres au Canada pour les deux genres.

En outre, notre projet a un défi particulier de vaincre l’inertie initiale. Pour ce faire, nous devons vaincre les sentiments et les comportements contraires chez certaines chercheures comme le manque d’intérêt pour la commercialisation, l’apathie, la modestie, le manque de confiance, l’ignorance, l’incapacité d’évaluer la pertinence économique de leur invention, la crainte de se faire voler leurs idées, etc.

Nous devons aussi réduire la compétitivité entre les chercheures et les industries. Une communauté vise les partages de savoirs. Des industries et des chercheures pourraient hésiter à partager leur savoir, car il constitue un objet important à la compétitivité. Enfin, pour vaincre cette inertie initiale, nous devons identifier des championnes. Nous comptons sur les responsables des bureaux de transfert pour nous indiquer quelques championnes potentielles parmi les chercheures qu’elles ont déjà contactées.

Ce projet vise à offrir des ressources complémentaires à l’offre des bureaux de transferts universitaires et aux organismes d’accompagnement tels FemmEssor et SAJE, qui proposent de l’expertise en gestion, finance et gestion des ressources humaines après leur création.

Pour ce faire, nous proposons un forum (discussion de plusieurs-à-plusieurs) et un blogue qui sera utilisé pour présenter des histoires de transferts à succès et d’explication des échecs de certains projets. Ce blogue alimentera une chronique avec un journal d’affaire ou d’entreprenariat.

Nous proposons également un annuaire des membres sur le site et un groupe LinkedIn. Les informations pourront être accessibles selon des paramètres de confidentialité définis par les membres, lors de leur inscription et modifiables en tout temps.

Nous lancerons aussi six webinaires. De concert avec son partenaire, la communauté offrira à ses membres de participer à des webinaires sur divers sujets d’intérêt pour les membres, notamment au sujet de la décision de se lancer en affaires, du choix spinout/spinoff, des possibilités du milieux, des facteurs de succès, etc.

Et nous organiserons un événement de lancement. La communauté sera créée par le présent projet, mais on vise son autodétermination, au bout d’un an ou avant, lorsque les membres se sentiront prêts. Cette rencontre de lancement de la prise en charge de la communauté par ses membres aura lieu à UQAM, mais il sera possible de participer par téléconférence.

Tous les chercheurs engagés dans ce projet ont pour leur part publié de nombreux chapitres et articles jugés par les pairs. Il s’agit d’une équipe expérimentée et habituée à travailler de concert.

L'équipe du projet

Nathalie Lafranchise
Professeure au Département de communication sociale et publique à l’UQAM
Mariem Khadhraoui
Docteure en management et stagiaire postdoctorale à l’UQAM
Michel Plaisent
Professeur au département de management à l’UQAM
Daniel Tomiuk
Professeur au Département d'analytique, opérations et technologies de l'information à l’UQAM
Suzie Mondesir
Gestionnaire chez Desjardins et directrice du projet Programme d’appui national à la structuration de l’entrepreneuriat haïtien (PANSEH)
Marie-Josée Gagné
Facilitatrice numérique et chargée de cours à l'UQAM et à l’Université de Sherbrooke
Prosper Bernard
Professeur au département de management à l’UQAM
Cataldo Zuccaro
Professeur au département de marketing à l’UQAM